Lion blanc

Le lion blanc est une forme mutante du lion de la sous-espèce Panthera leo krugeri ; il ne s'agit pas d'une sous-espèce scindée.



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Deux lions blancs vivant au zoo de Jurques (Basse-Normandie, France)

Le lion blanc est une forme mutante du lion de la sous-espèce Panthera leo krugeri ; il ne s'agit pas d'une sous-espèce scindée. On le croise dans certains cas dans les réserves naturelles d'Afrique du Sud, et il fait l'objet d'élevages sélectifs dans des zoos du monde entier. Selon les croyances africaines, cet animal est divin et croiser sa route porte bonheur. Son existence a été révélée au public dans les années 1970 par Chris McBride dans son ouvrage Les lions blancs de Timbavati (The White Lions of Timbavati).

Le gène responsable de la mutation est récessif, si bien que les lions blancs restent rares dans la nature et seul un couple de lions blancs peut avoir des lionceaux blancs à coup sûr ; il arrive que des lionceaux blancs naissent de lions normaux à Timbawati et dans le parc national de Kruger. La plus grande population de lions blancs se trouve dans les zoos, où ils sont élevés dans l'objectif de perpétuer leur couleur, ce qui présente des risques de consanguinité.

Les lions blancs, pour la majorité, ne sont pas atteints d'albinisme. Leur mutation est nommée leucistisme (ou quelquefois chinchilla), et donne à leur fourrure une couleur qui fluctue du blond au blanc presque pur. Cette couleur donne aux animaux un désavantage certain dans la nature car elle les rend particulièrement visibles aux yeux de leurs proies et en fait une cible facile pour les prédateurs.

Élevage des lions blancs

La couleur des lions blancs leur vient d'un gène récessif, qui est aussi responsable de la couleur des tigres blancs. Les lions peuvent par conséquent faire l'objet d'un élevage sélectif conçu pour obtenir des lignées de lions blancs pour les zoos et les cirques. Comme pour les tigres blancs, cet élevage présente des risques de consanguinité et par conséquent d'apparition de troubles génétiques comme des problèmes cardiaques ou des paralysies.

Lions blancs de Timbavati

Les premières observations de lions blancs remontent à 1928 et au début des années 1940. En 1959, un clan avec deux lionceaux blancs fut observé près de Tshokwane dans la parc national de Kruger avant de disparaître. Des lions albinos ont aussi été observés dans le secteur, selon David Alberton dans son ouvrage Wild Cats of the World.

En 1975, deux lionceaux blancs ont été observés dans la réserve privée de Timbavati, adjacente au parc national de Kruger. Leur histoire est racontée par Chris McBride dans The White Lions of Timbavati. Les deux lionceaux, Temba («espoir» en zoulou) et Tombi («fille») avaient un frère de couleur normale, appelé Vela («surprise»). En 1976, une lionne blanche appelé Phuma («hors de l'ordinaire») fut observée à Timbavati. Elle fut tuée par des chasseurs à l'âge de deux ans et sa peau fut revendue dans une boutique de la ville de Sabi. En 1977, un lion blond de deux ans fut observé dans le district central.

Après la mort de Phuma, Temba, Tombi et Vela (qui portait le gène mutant récessif) furent confiés au zoo national de Pretoria en Afrique du Sud. Temba génèra plusieurs petits et mourut en 1986. Tombi eut un lionceau blanc en 1981 qui ne survécut pas. Vela eut une portée, mais on ignore si ses descendants ont survécu. Les lions blancs du parc de Ouwehands dans les Pays-Bas semblent être de la lignée de Temba ou peut-être de Vela. Quelques autres lions blancs ou blonds sont nés à Timbavati après Temba, Tombi et Vela. Une femelle vécut plusieurs années avant d'être tuée dans un combat pour le territoire en 1993. Depuis lors, la mutation leucistique semble perdue chez les lions sauvages.

Il existe une autre lignée de lions blancs potentiellement issue des lions de Timbavati, fondée par un mâle blanc capturé dans la zone de Timbavati à la fin des années 1980 et élevé dans une réserve privée.

Des descendants de Temba vivent en captivité. Un lion fauve hétérozygote (portant le gène mutant récessif) du zoo de Pretoria peut passer le gène mutant à ses descendants. Deux mâles fauves hétérozygotes venant du zoo de Cincinnati vivent aujourd'hui dans une réserve privée africaine. Une femelle blanche et un mâle fauve hétérozygote ont été envoyés au centre de reproduction d'Indiana aux États-Unis. Une autre femelle a été tuée accidentellement lors d'un combat entre femelles tandis qu'elle était prêtée à un zoo.

Les lions du zoo de Johannesbourg

En 1977, le zoo de Johannesbourg captura un mâle fauve hétérozygote qui avait un frère blanc. Ce zoo se vante d'être le premier à avoir élevé des lions blancs en captivité. Timba, un lion fauve blessé de Timbavati, fut amené au zoo pour y être soigné. On pensa qu'il portait le gène des lions blancs et il fut par conséquent croisé avec une femelle puis avec une de ses propres filles. Cela donna une lionne blanche appelée Bella en 1982, qui génèra à son tour plusieurs lionceaux blancs. Cette lignée est représentée dans des zoos à Philadelphie, Toronto, en Chine, en Allemagne et au Japon.

Une autre lignée de lions blancs à la réserve de rhinocéros et de lions de Johannesbourg fut fondée par un lionceau blanc abandonné, Thandile, découvert dans la réserve en 1999. Thandile a les yeux bleus et n'est pas albinos. En 1998, un lionceau blanc à moitié dévoré fut découvert dans la réserve.

Les lions blancs de Kruger et Umfolozi

En 1979, trois portées contenant des lions blancs furent observées dans le parc national de Kruger. En mars, une lionne avec trois lionceaux blancs fut observée près de Tshokwane. En septembre, trois lionceaux blancs issus de deux mères différentes furent capturés dans le parc national de Kruger. Un lion blanc a aussi été vu dans la réserve d'Umfolozi en territoire zoulou.

Lions blancs d'origine inconnue

Les lions blancs en captivité aujourd'hui

En 1974, un lionceau gris clair est né au zoo de Birmingham en Alabama.

Les archives du New York Times de 1980 rapportent l'apparition de trois lionceaux blancs au King Kong Zoo de Tampa, les premiers en dehors de l'Afrique du Sud. Deux lionnes blanches et deux lions fauves hétérozygotes venant de Johannesbourg furent exhibés en 1993 au zoo de Philadelphie. Ce zoo aurait reçu deux lions blancs d'Allemagne, dont un appelé Banjo. Kanya, né là-bas en mai 1994, fut le résultat de plusieurs croisements consanguins avec la famille de Timba. L'ensemble des lions blancs en captivité descendent de Timba et Bella.

En 1995, il y avait moins de dix lions blancs dans le monde. Cette année-là, Sarmoti, une lionne blanche, et Shaka, un mâle fauve hétérozygote, du zoo de Johannesbourg, furent acquiss par Siegfried et Roy. En septembre 1996, Siegfried et Roy avaient sept lions blancs, dont certains furent confiés au Safari parc de Fritz Wurm à Stuckenbrock en Allemagne. Les descendants des lions blancs de Siegfried et Roy, issus de ceux d'Allemagne, furent présentés au zoo de Cincinnati comme «les lions blancs de Timbavati». Une exposition homonyme fut présentée au zoo de Toronto en 1995.

Des lions blancs de ces différentes lignées furent accouplés au centre de reproduction pour perfectionner la diversité génétique des lions blancs et diminuer ainsi la consanguinité.

Actuellement, l'ensemble des lions blancs appartiennent à la sous-espèce du parc de Kruger et n'ont pas été croisés avec d'autres sous-espèces de lion, sauf une lionne blanche du zoo de Toronto qui a été croisée avec un mâle métis.

Un programme d'élevage de lions blancs a aussi démarré aux Zion Wildlife Gardens en Nouvelle-Zélande qui possèdent trois femelles et un mâle appelé Gandor. Le programme a de grandes chances de produire plusieurs lionceaux blancs.

Le West Midlands Safari Park à Bewdley dans le Worcestershire a introduit le premier clan de lions blancs britanniques en 2004. En août 2006, quatre lionceaux, Casper, Kiara, Lara et Toto, sont nés, portant à huit le nombre total de lions blancs dans le parc.

Lion blanc du zoo de Bratislava (Slovaquie)

Un lion blanc appelé Haldir vit au zoo de Bratislava en Slovaquie. Haldir est né au ZooParc de Beauval en France en juillet 2004.

Le parc zoologique de Jurques dans le Calvados, en France, a connu l'apparition de quatre lionceaux blancs — un mâle et trois femelles — en mai 2007, mais abandonnés par leur mère, ils n'ont pas survécu. Trois autres lionceaux sont nés dans le même parc en octobre 2008, puis deux autres le 12 juillet 2009[1].

Le zoo de La Flèche, dans la Sarthe, en France, a depuis 2008 un couple de lions blancs de Kruger en captivité.

Génétique du lion blanc

Les lions blancs ne sont pas atteints d'albinisme mais de leucistisme. Des pigments sont visibles dans leurs yeux (qui peuvent être dorés/noisette comme ceux des lions normaux, mais également bleus-gris ou verts - il est envisageable d'élever sélectivement des lions aux yeux bleus), sur leurs coussinets et leurs lèvres. Leur leucistisme est dû au gène mutant chinchilla, qui inhibe le dépôt de pigment sauf sur les extrémités des poils. En conséquence, la couleur des lions blancs fluctue du blond au blanc presque pur. Les crinières et les «pinceaux» caudaux des mâles sont blonds ou crème au lieu d'être noirs.

Les lions blancs dans la culture populaire

Références

  1. Blog Tendance-Ouest Radio. Consulté le 18 août 2009

Recherche sur Amazone (livres) :



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