Lynx

Les espèces de lynx forment un genre, de la famille des félidés et de la sous-famille des félinés. De taille moyenne, ils sont reconnaissables à leur barbe de poil ainsi qu'aux touffes de poils sur les oreilles.



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Mammifère (nom scientifique) - Mammifère (nom vernaculaire) - Lynx - Felinae - Félidé

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Les espèces de lynx (Lynx) forment un genre, de la famille des félidés et de la sous-famille des félinés. De taille moyenne, ils sont reconnaissables à leur barbe de poil ainsi qu'aux touffes de poils sur les oreilles. Le caracal, surnommé lynx du désert, en dispose aussi, cependant, ce n'est pas un vrai lynx.

Taxonomies

Le terme Lynx est issu d'une racine indœuropéenne, qu'on retrouve en latin Lynx et en grec ancien λύγξ[1] ou sous des formes un peut différente comme en suédois Lodjur ou en polonais Ryś.

Le lynx est aussi appelé loup-cervier, du latin Lupus cervarius qui veut dire «le loup qui attaque les cerfs»[2].

Espèces

Le genre lynx est subdivisé en quatre espèces.

Description

Le lynx est comparable à un gros chat de 70 cm (pour le lynx roux ou bobcat) à 130 cm (pour le lynx d'Eurasie) avec des pattes courtes et des pieds en forme de raquettes qui lui permettent de mieux se déplacer dans la neige. Il a un poil dense, des favoris qui lui donnent un air légèrement joufflu et des pinceaux noirs caractéristiques sur les oreilles. Son pelage prend des teintes particulièrement variées, du blanc-crème au brun foncé. Il peut être uni, tacquis, ou alors strié. Le plastron est clair, le bout de la queue noir et on peut observer une tache blanche sur l'arrière des oreilles. Sa fourrure est adaptée à l'hiver ainsi qu'à la neige mais pas à l'été. Le lynx vit de 10 à 20 ans selon les espèces. Il peut se reproduire dès sa deuxième année jusqu'à la fin de sa vie.

Chasse et nourriture

Le lynx est un prédateur nocturne et solitaire, actif du crépuscule au lever du soleil mais rarement observé. Il chasse essentiellement à l'affût. Ce n'est pas un bon coureur, mais un excellent grimpeur et nageur.

Le lynx est un carnivore peu complexe. Il chasse essentiellement lapins, lièvres, petits rongeurs, quelques oiseaux et écureuils, mais il peut aussi s'attaquer à des proies plus grandes comme le chevreuil. Cependant, quand ses proies de prédilection viennent à manquer, il ne dédaigne pas les petits rongeurs, insectes ou reptiles qui pourraient se présenter à lui.

Le lynx a besoin de 1 kg uniquement de nourriture par jour. Il peut revenir plusieurs jours manger une grosse proie (jusqu'à 5 jours), il ne laissera que les os, les viscères, la peau et la tête.

Il a été accusé de causer d'importants dégâts sur le gros gibier (en particulier les cerfs et les chevreuils mais également les moutons), et fut pourchassé impitoyablement — tout comme le loup ou même l'ours — et quasiment exterminé en Europe occidentale.

Le lynx n'attaque pas l'homme, pas même quand ce dernier s'approche de sa progéniture[4].

Territoire

Un jeune lynx.
Un particulièrement jeune lynx.
Un lynx allongé.

Le territoire du mâle recouvre celui d'une ou plusieurs femelles.

Chaque adulte a un territoire de 11 à 300 km2, selon l'abondance des proies ; quand elles sont rares le lynx doit patrouiller des zones plus vastes pour se trouver à manger.

La formule Densité supportable pour 100 km2 = 4, 58 Log 10 (X) – 9, 53 (où X = biomasse d'ongulés en kg/km2) a été proposée, à partir de l'analyse de territoires de lynx de différents pays occupés, mais elle reste incertaine compte tenu de la variétés des méthodes de comptage[5].

Reproduction

Au début du printemps débute pour le lynx la saison des amours. Après une parade amoureuse de plusieurs jours, le mâle retourne à ses occupations alors que la femelle part en quête d'un gîte pour mettre bas. Elle élève seule la portée de deux ou trois petits (jusqu'à 5) qui naissent deux mois plus tard. Ils quitteront leur mère dans le courant de leur deuxième année quelques semaines avant l'apparition de la génération future.

Vers 1980, aux USA, le Lynx roux et le Lynx canadien ont été croisés avec le Chat Domestique (félis sylvestris catus) et pour produire un hybride fécond, qui après quelques générations "retravaillées", a donnée la race de chat américaine dite "Lynx Domestique" reconnue par les diverses sociétés félines. Ce chat est tout de même plus petit que le "Maine Coon" Américain, chat dont le poids peut aller jusqu'à 11 kg[6].

En voie de disparition

Le lynx est un animal protégé depuis le 19 septembre 1979 (Convention internationale de Berne). Cependant le commerce de peaux est admis sur le continent américain. Il est régi par des lois strictes pour éviter les abus. En France, il est réintroduit dans les Vosges et le Jura. Mais nombre d'entre eux proviennent probablement d'Allemagne et de Suisse. Il y aurait à peu près une centaine d'animaux dans ces régions. Il réapparaît aussi dans les Alpes de manière passive (arrivée d'individus de Suisse) et dans les Ardennes (2 à 3 lynx y ont été récemment recensés).

En 2006, il y aurait moins de deux cents animaux sur les trois massifs[7].

Pendant longtemps le lynx a été un animal mal connu. Sa discrétion a permis la propagation de rumeurs qui lui ont causé du tort. En effet, on ne commence à bien connaître le lynx que depuis une cinquantaine d'années.

Un des risques pour le lynx qui doit énormément se déplacer pour chasser est la collision mortelle avec un véhicule (roadkill). Des écoducs commencent à compléter une stratégie naissante de corridors biologiques qui veut permettre à la faune ainsi qu'à la flore de circuler plus normalement dans un territoire de plus en plus fragmenté, mais ils sont toujours en nombre particulièrement insuffisant.

Protection/sauvegarde

En Europe

Quatorze projets de réintroduction du lynx ont été mis en œuvre en Europe de 1970 à 2006, qui dont donné les meilleurs résultats en Slovénie, dans les Alpes suisses et dans le Jura.

En France

On l'appelait jadis en France «loup cervier».

Dans le Jura, le lynx a reconstitué un noyau de population qui semble pérenne, et il est devenu avec le tétras un des indicateurs de qualité des forêts et quelquefois le symbole d'une volonté de réparer les dégâts environnementaux.

Dans les Vosges, les derniers lynx auraient été tués au début du XVIIe siècle, ou ont été victimes de la déforestation, de la raréfaction de leur nourriture (les grands mammifères ont fortement régressé après la révolution française) pour ne retrouver des populations importantes qu'à la fin du XXe siècle. Le projet vosgien de réintroduction a été initié en 1983, avec la création d'un noyau de population complémentaire de celle qui s'était déjà reconstitué dans le proche Jura. De 1983 à 1993 ce sont 12 mâles et 9 femelles qui ont été relâchés. En 2006, on estime qu'il y aurait 30 à 40 individus dans la région, sur à peu près 2 000 km2 (densité : 1, 5 à 2 lynx/100 km2). La population vosgienne se reconstitue particulièrement lentement. Elle semble plus fragile et vulnérable que la population jurassienne, surtout en raison d'un braconnage persistant, des risques liés à la chasse ou à la circulation automobile.

En Moselle, des scientifiques et des naturalistes[8] ont confirmé en 2000 les descriptions faites par des promeneurs depuis les années 1980, établissant la présence de lynx dans l'ouest et le nord-ouest de l'agglomération messine[9]. La réappropriation de ce vaste territoire propice à leur développement (forêts broussailleuses, terrains militaires interdits à la chasse et vallées étroites) riche en gibier (daims et chevreuils) peut être la conséquence directe de la réintroduction menée dans les Vosges en 1983, l'action individuelle d'un naturaliste connaisseur étant aussi particulièrement plausible. Selon les observations, ces félidés, estimée à une cinquantaine d'individus, seraient dans une phase de migration vers l'ouest .

Expressions françaises

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

  1. (fr) Définitions lexicographiques et étymologiques de Lynx du CNRTL.
  2. Suivant le Robert. Le Trésor de la Langue française écrit «loup qui attire les cerfs», mais ce doit être une erreur.
  3. Référence IUCN : espèce Lynx pardinus (Temminck, 1827) (en)
  4. www. pronatura. ch, huit questions, huit réponses.
  5. HETHERINGTON D. A., GORMAN M. L. 2007. Using prey densities to estimate the potential size of reintroduced populations of Eurasian lynx. Biological Conservation 137 : 37-44 (8 p., 2 fig., 2 tab., 76 réf. ).
  6. [1], Royal Canin : les 300 fiches de races.
  7. Jean-Claude Genot, Vivre avec le Lynx, éditions Hesse, 2006-08-31., ISBN 2911272889, revue
  8. paru le 10 novembre 2000 sur le journal en ligne Infodujour. com.
  9. Surtout dans les forêts de Châtel-Saint-Germain, de Scy-Chazelles, Plappeville, ou les environs du Mont-Saint-Quentin et de Lorry-lès-Metz selon.
  10. Dictionnaire des locutions françaises, 1957.

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