Sacré de Birmanie

Le sacré de birmanie ou birman, est une race de chat venant de France. Ce chat de taille moyenne à grande est caractérisé par sa robe à poil mi-long, qui présente le même patron colorpoint que le siamois mais ses pieds sont d'un blanc pur,...



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Sacré de Birmanie icône chat
Minerva-21.jpg
Un femelle blue point

Région d'origine
Région France France
Caractéristiques
Silhouette Longue et substantielle
Taille Moyenne à grande
Poids Entre 4 et 6 kilos
Poil Mi-long
Robe Colourpoint avec gantage blanc
Tête Large et arrondie
Yeux Grands, presque longs
Oreilles Presque aussi larges que hautes
Queue Moyenne
Standards

Le sacré de birmanie ou birman, est une race de chat venant de France. Ce chat de taille moyenne à grande est caractérisé par sa robe à poil mi-long, qui présente le même patron colorpoint que le siamois mais ses pieds sont d'un blanc pur, comme s'il possédait des gants.

Origines et popularité

Origines légendaires

Une légende répandue, qu'on prête à la romancière Marcelle Adam, est associée au Birman. Elle raconte qu'il y a longtemps en Birmanie, dans un temple consacré à une déesse dorée aux yeux de saphir, un vieux prêtre possédait un chat blanc appelé Sinh. Un jour, le temple fut envahi et les ennemis tuèrent le vieux prêtre. Sinh sauta sur la tête de son maître en regardant dans les yeux la statue de la déesse. Ses yeux devinrent alors saphir comme ceux de la déesse et sa fourrure prit une teinte dorée, sauf ses pattes qui restèrent blanches comme la chevelure du vieux prêtre. Quelques jours plus tard, Sinh mourut de chagrin et l'ensemble des chats qui vivaient dans le temple subirent la même métamorphose, devenant les premiers chats sacrés de birmanie[1].

On raconte que ce chat aurait été dérobé dans le temple de Lao Tsun, en Birmanie, le premier couple de ces chats aurait été apporté en France sur le yacht d'un milliardaire américain en 1920[2]. Le mâle mourut au cours de la traversée, mais la femelle Sita, qui avait été couverte, mit au monde une portée de chatons dont une femelle appelée Poupée de Maldapour.

Le sacré de birmanie est un chat imposant

Néanmoins aucune preuve de cette histoire n'a jamais été donnée[1].

Si Poupée de Maldapour a réellement existé, aucun enregistrement ne donne pour tout autant son ascendance réelle. Devant l'absence de certitude, il est le plus souvent envisagé que le birman soit né en France, dans les années 1920, d'un accouplement fortuit entre un siamois ganté de blanc et un persan, dont il semble être le parfait intermédiaire[2]. Si cette hypothèse élude poliment le mystère de la naissance de cette race, elle ne donne pas non plus entière satisfaction. D'aucuns arguent qu'aux États-Unis un tel croisement a été reproduit entre siamois et persan, mais avec un siamois non ganté, pour donner l'himalayen, dont les caractéristiques étaient à l'époque identiques au birman, mais après-guerre quand la race faillit être décimée, de mêmes tentatives d'hybridation siamois/persan eurent lieu en France et donnèrent aussi des chats non-gantés, qu'on dénommait alors «colourpoint» (ces chats formèrent certainement un second point de départ de l'Himalayen) [1].

Origines historiques

Devant l'absence de certitude, il est le plus souvent envisagé que le birman soit né en France, dans les années 1920, d'un accouplement fortuit entre un siamois ganté de blanc et un persan, dont il semble être le parfait intermédiaire[2]. Si cette hypothèse élude poliment le mystère de la naissance de cette race, elle ne donne pas non plus entière satisfaction. D'aucuns arguent qu'aux États-Unis un tel croisement a été reproduit entre siamois et persan, mais avec un siamois non ganté, pour donner l'himalayen, dont les caractéristiques étaient à l'époque identiques au birman, mais après-guerre quand la race faillit être décimée, de mêmes tentatives d'hybridation siamois/persan eurent lieu en France et donnèrent aussi des chats non-gantés, qu'on dénommait alors «colourpoint» (ces chats formèrent certainement un second point de départ de l'Himalayen) [1].

Cependant, ces réponses «faciles» n'expliquent pas pourquoi le Dr Jumaud (vétérinaire et futur fondateur du premier club félin français) mentionne le birman dans sa thèse de fin d'études, quelques années avant que n'apparaissent les premières mentions de Poupée de Maldapour, ou encore du chat qui va d'emblée imposer le birman comme une race majeure : Dieu d'Arakan. Précisons que dans cette thèse, le Dr Jumaud fait mention d'observation de ce chat en Asie[2].

Après la dernière guerre, il ne restait qu'un couple (Orloff & Xénia de Kaabaa) dont descendent, ainsi qu'en témoignent le Livres d'Origines de la Fédération Féline Française, l'ensemble des chats de cette race existant aujourd'hui dans le monde. La race reviendra alors au premier plan grâce au travail acharné de quelques éleveuses comme Boyer ou Simone Poirier. Quelques croisements avec le persan furent alors effectués pour limiter la consanguinité et pour retrouver le type morphologique d'avant guerre[2]. En 1950, la race prend officiellement le nom de Chat sacré de Birmanie pour éviter les confusions entre le Birman et le Burmese[1].

Popularité

Cette race française a su se développer avec succès à travers le monde. Il est introduit aux États-Unis entre 1950 et 1960 et en Angleterre à partir de 1965[1], il occupe depuis de nombreuses années le top dix des races les plus populaires[3]. Dans son pays d'origine, sa popularité ne cesse de croître et il est la seconde race la plus représentée[4].

Standards

Le sacré de birmanie doit toujours avoir les yeux bleus

À mi-chemin entre le siamois, dont il possède les marques et les couleurs, et le persan dont il a hérité partiellement de la fourrure, le sacré de birmanie doit être reconnu comme une race bien à part car il doit répondre à des exigences bien spécifiques au niveau de la répartition de la couleur, la qualité du pelage mais aussi de la morphologie[5], [2]. Le Sacré de Birmanie ne doit pas être confondu avec le Ragdoll, le Ragamuffin ou le Neva Masquerade. Il ne peut être hybridé avec ces races, ni avec aucune autre.

Corps

Ce chat est de taille moyenne à grande avec un corps massif et moyennement long et une ossature lourde. Une ossature trop fine entraîne des pénalités. Son dos est droit et régulier, ses pattes sont de taille moyenne, bien musclées et leur ossature, comme pour le reste du corps, est forte[2]. Elles doivent cependant rester proportionnelles au corps. Au bout, les pieds sont grands et ronds. La queue est de taille moyenne et proportionnée au corps[5].

Tête

La face n'est ni écrasée comme celle du persan, ni pointue comme celle du Siamois. Si un birman présente une tête caractéristique de l'une de ces deux races, ceci est reconnu comme un défaut. La tête est de taille moyenne, large et arrondie. On peut voir de profil qu'elle est un peu plus longue que large. Elle présente des joues pleines et un front un peu arrondi. Le museau est large avec un menton fort[2]. Le birman a un profil romain, c'est-à-dire un nez court, busqué et droit. Les yeux sont grands, pas particulièrement ronds et bien espacés l'un de l'autre. Ils sont toujours bleus. Le bleu le plus intense envisageable est recherché. Les oreilles sont de taille moyenne à grande et elles sont presque aussi larges que hautes. Le bout est arrondi et l'intérieur du pavillon de l'oreille est bien apporté en poils. Elles ne doivent pas être trop espacées l'une de l'autre[5].

Détail des pattes arrière d'un birman, montrant les gants blancs en éperons

Robe et fourrure

Sa fourrure est mi-longue, est particulièrement soyeuse et le poil ne s'emmêle pas car le sous-poil est léger[2]. On peut remarquer différentes longueurs de poils sur tout le corps : courte sur la face, elle s'allonge à partir des joues vers une importante collerette, en particulier chez les mâles. Elle devient toujours plus longue sur le dos et les flancs. Sous le ventre, le poil peut frisotter[5].

La seule robe autorisée est le colourpoint avec un gantage blanc aux pattes. Ce dernier est une des caractéristiques spécifiques de la race mais également l'une des principales difficultés de l'élevage. Les gants des pattes arrières surtout doivent se terminer en pointe sur le dessous des pattes. Lors des concours félins, l'absence de gantage forme même un motif de disqualification du chat[2]. Des gants trop courts, ou, au contraire, trop longs sont des défauts, tout comme des taches blanches sur le menton, la gorge ou le ventre (contrairement au ragdoll mitted avec qui on le confond régulièrement). À l'opposé, toute tache colorée sur le gantage est un défaut grave et éliminatoire pour les juges félins[5].

Les pattes avant ont des gants blancs se terminant en ligne droite à la jonction entre le pied et la patte. Les pattes arrière ont des gants blancs remontant en ligne droite à l'arrière de la patte et se terminant en pointe de la moitié aux trois-quarts du talon (éperons) [2]. Une régularité entre la hauteur des gants avant et arrière est souhaitable. Les coussinets sont de couleur rose et/ou d'une couleur correspondant à la couleur de base du chat[5].

La plupart des associations ne reconnaissent que quatre variétés. Cependant de nouvelles variétés commencent à se faire reconnaitre[2]. Mais la création de variété fait polémique chez les éleveurs car elle passe par le croisement avec d'autres races. Certains éleveurs pensent qu'il y a alors un risque de modifier le type morphologique et le type du pelage, au détriment de la qualité du gantage[5].

Les quatre principales races sont :

Autres couleurs

Cette race est fixe. Aucun mariage hors race n'est autorisé. Les hybridations en vue de l'introduction d'une nouvelle couleur se font dans un cadre strict, après acceptation d'un programme détaillé soumis à l'acceptation préalable du livre des origines compétent[2].

Caractère

Le chat sacré de birmanie est fréquemment décrit comme un chat affectueux et doux. On dit que malgré sa ressemble avec le siamois, il n'en aurait pas le caractère dans la mesure où il serait calme ainsi qu'à la voix douce. Sociable, il s'adapterait bien à la vie en famille[2]. Ces traits de caractère restent cependant idéalement individuels et sont fonctions de l'histoire de chaque chat.

Élevage

Comme pour l'ensemble des races colourpoint, les chatons birmans naissent entièrement blancs, les couleurs n'apparaissant qu'au bout de deux ou trois semaines. L'optimum dans le contraste et la qualité des points n'est obtenu que vers 2 à 3 ans[6].

Génétique

Les points du chat sacré de Birmanie sont l'effet du même gène qui agit chez le Siamois. Ce dernier a été appelé Cs. Cependant l'origine des gants reste controversée. L'hypothèse la plus plausible est que ces panachures blanches seraient issues de l'action cumulée de plusieurs gènes à faibles effets individuels. Ce qui expliquerait l'impossibilité de fixer la taille des gants[6], [2].

Notes et références

  1. DR Rousselet-Blanc, Le chat, Larousse, 1992, 169 p. (ISBN 2035174023) , «Européens à poil court» 
  2. (fr) Paul-Henry Carlier, Les chats, Nathan, 1983, 132 p. (ISBN 2092842439) , «Les races» 
  3. Chiffres apportés par la CFA et la GCCF sur le site de l'unité de médecine de l'élevage et du sport : ici pour les États-Unis et ici pour l'Angleterre
  4. Chiffres apportés par le LOOF sur le site de l'unité de médecine de l'élevage et du sport
  5. DR Rousselet-Blanc, Le chat, Larousse, 1992, 170 p. (ISBN 2035174023) , «Européens à poil court» 
  6. DR Rousselet-Blanc, Le chat, Larousse, 1992, 171 p. (ISBN 2035174023) , «Européens à poil court» 

Annexes


Liens externes

Bibliographie

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