Singapura

Le singapura est une race de chat certainement venant de Singapour et développée aux États-Unis. Ce chat est caractérisé par sa robe à poils courts seal ticked tabby mais aussi par sa taille car il est reconnu comme la plus petite race de chat au monde.



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Singapura icône chat
Raffles singapura cat.jpg
Un singapura

Région d'origine
Région controversée Singapour Singapour ou États-Unis États-Unis
Caractéristiques
Silhouette Type semi-cobby
Taille Petite
Poids 2 à 4 kg
Poil Court
Robe Brown ticked tabby ou sépia agouti
Tête Plutôt ronde et petite
Yeux En amande, couleur noisette, doré ou vert
Oreilles Grandes, base large
Queue Longue et fine
Standards

Le singapura est une race de chat certainement venant de Singapour et développée aux États-Unis. Ce chat est caractérisé par sa robe à poils courts seal ticked tabby mais aussi par sa taille car il est reconnu comme la plus petite race de chat au monde. Ses yeux en amande sont particulièrement grands en comparaison de sa tête ronde, ses oreilles ont une base large avec une extrémité peu pointue.

Le développement de la race est marqué par une controverse sur l'origine des chats fondateurs : originellement déclarés comme des chats de gouttière de Singapour, un éleveur a pu démontrer qu'ils étaient originaires des États-Unis. Une enquête menée par la Cat Fancier Association (CFA) a cependant conduit à la conclusion que les singapuras forment bien une race naturelle, quoique la polémique se poursuive.

L'office de tourisme de Singapour en a fait sa mascotte nationale. La race, présente depuis la fin des années 1980, est toujours particulièrement faiblement représentée en France.

Historique

Les chats fondateurs

En 1975, après une période de travail à Singapour, Tommy et Hal Meadow retournent aux États-Unis avec trois chats ticked tabby qu'ils ont découvert un an plus tôt dans la rue[1], [2]. Ces trois chats, Tess, Tickle et Puss[3], une paire de chatons mâle et femelle issus de la même portée et une autre jeune femelle, sont reconnus comme les chats fondateurs de la race «singapura», nommée ainsi en référence au nom respectant les traditions de la ville de Singapour et qui veut dire «cité du lion» en malais[1].

En 1981, un éleveur visite Singapour et rencontre par hasard dans un refuge un chat[Note 1] ressemblant au singapura à l'exception de la queue : ce chat fut importé aux États-Unis et inclus dans le programme d'élevage[1].

Les exportations de chats de Singapour sont désormais contrôlées[2].

Une origine controversée

Deux chats harets de Singapour. Ici, un écaille de tortue et un brown tabby bicolore.

Des chats importés depuis les États-Unis

En 1987, lors d'un voyage à la recherche de chats à Singapour, l'éleveur américain Jerry Mayes découvre des papiers d'importation qui révèlent que les trois chats fondateurs ont été importés à Singapour depuis les États-Unis en 1974. Cela reste assez inaperçu jusqu'en 1990 quand le Singapore Tourist and Promotion Board (STPB), c'est-à-dire l'office de tourisme de Singapour, débute une campagne pour ériger le singapura comme mascotte nationale. La journaliste Sandra Davie est informée du subterfuge et publie un article dans le journal The Straits Times [4].

Enquête et décision de la CFA

La Cat Fancier Association (CFA) mène une investigation à la requête du Singapura breed club. Durant l'enquête, Hal Meadow déclare que les trois chats fondateurs sont les petits-fils de quatre chats locaux qu'il avait ramenés aux États-Unis durant un voyage d'affaire délicat à Singapour en 1971[1], ce qui contredit la première revendication des Meadow qui assuraient que les trois chats venaient de Singapour. Apparemment, Tommy Meadow a menti pour dissimuler son voyage secret[5]. La CFA ne trouve pas qu'il y ait eu dissimulation et maintient le statut de race naturelle au singapura. Joan Miller de la CFA déclare qu'«ils se soient reproduits dans les rues de Singapour ou dans le Michigan n'a pas vraiment d'importance»[Note 2], et affirme que le quatrième chat fondateur, celui qui fut récupéré en 1981, assurait le statut de race naturelle au singapura, même si les trois autres chats fondateurs n'étaient pas légitimement des chats de Singapour[1], [Note 3].

Origine alternative de la race

Le singapura (à droite) pourrait être issu d'un croisement entre abyssin (à gauche) et burmese.

Il se pourrait que le singapura soit le résultat d'un croisement entre un burmese et un abyssin, ce qui était quelquefois la description donnée par les juges de la CFA pour décrire la race[6]. Ces affirmations s'appuient sur le fait que les chats fondateurs des Meadow étaient décrits comme des abyssins sur leurs certificats d'importation[7] et qu'en plus ceux-ci étaient des éleveurs d'abyssins, de burmese et de siamois[1], [8]. La ressemblance avec le croisement burmese - abyssin, autant que la faible taille des portées qui est rare dans les races naturelles, ont ajouté d'autres doutes à l'histoire des Meadow[5].

De récentes études menées en 2007 sur l'ADN félin montrent qu'il y a une différence génétique minime entre le singapura et le burmese[9], ce qui confirme l'hypothèse que le singapura n'est pas une race naturelle.

Développement de la race

Dès 1976, la future race participe à des expositions[3]. Le singapura est accepté par la Cat Fancier Association (CFA) à l'enregistrement en 1982 et s'est vu consacrée comme race en 1988. En 1984, la race s'est vu consacrée par The International Cat Association (TICA) et ne comptait tandis qu'une cinquantaine de chats[2]. Entre ses deux périodes, les éleveurs rencontrèrent dans certains cas des portées aux couleurs solides. De nombreux éleveurs décidèrent de faire des croisements tests pour retirer de leur programme d'élevage les individus porteurs du gène solide[6]. Ils découvrirent que deux à trois chats fondateurs étaient porteurs du gène[7].

Après la reconnaissance du singapura comme race naturelle par la CFA, le Singapore Tourist and Promotion Board (STPB) a officié pour que le singapura soit utilisé comme une mascotte touristique, en plébiscitant la race sous le nom de «kucinta». Le mot, issu d'un concours de noms, est un amalgame des mots malais «kucing» signifiant «chat» et «cinta» «amour»[8]. Des sculptures de singapura peuvent être trouvées sur la rivière Singapour[5]. Quoique des chats noirs avec des robes ticked tabby peuvent dans certains cas être vus, particulièrement peu ressemblent au singapura, la majorité des chats étant des tabby, écaille de tortue et bicolore sans queue. Le mouvement génèré par le STPB est reconnu par les Singapouriens comme un mouvement publicitaire basé sur la popularité de la race pour les touristes[10].

Les premiers spécimens arrivent en France au cours des années 1988 et 1989[3]. Le singapura est particulièrement peu représenté en France, avec en moyenne moins d'une trentaine d'inscriptions au Livre officiel des origines félines (LOOF) par an. La race se place à la 32e place des pedigrees délivrés par le LOOF depuis 2003[11].

Standards

Le singapura a de grands yeux en amande, et est caractérisé par sa robe sépia agouti.

Le singapura est un chat de taille petite à moyenne modérément trapu et musculeux de type semi-cobby[12], avec une robe courte et particulièrement fine. Il s'agit de la plus petite race de chat du monde : une femelle adulte pèse généralement entre 2, 3 et 2, 7 kg et un mâle entre 2, 7 et 3, 6 kg.

La tête est ronde, avec des oreilles larges à la base, peu pointues et profondes ; l'intérieur de l'oreille doit être bien apporté. Les yeux en amande doivent être bien espacés l'un de l'autre et de couleur jaune, noisette ou vert. La truffe doit être de couleur brique bordée de brun foncé. La queue est mince, un peu plus courte que la longueur du corps et l'extrémité est arrondie[13], [14]. Les pattes sont fortes et vont en s'affinant vers un pied petit et ovale.

La robe est brown ticked tabby, ce qui veut dire que chaque poil est alternativement de couleur claire puis foncée, constitué typiquement de deux bandes claires et de deux bandes foncées. Une seule couleur s'est vu consacrée par les registres d'élevage félins : le sépia agouti, décrite comme un ticking marron foncé sur une couleur vieil ivoire chaud[13], [14]. Les parties inférieures du corps, comme la poitrine, le museau et le menton sont de couleur plus claire. La fourrure doit être fine, soyeuse et sans sous-poil.

Caractère

Les traits de caractère restent idéalement individuels et sont avant tout fonction de l'histoire de chaque chat. Cependant, le singapura est décrit par la CFA comme actif, curieux et joueur[14]. Ils sont affectueux et désirent le contact humain[6].

Élevage

Quatre singapuras lors d'une exposition féline.

Acquisition

Au Royaume-Uni, un singapura de compagnie peut coûter entre 300 et 400 livres sterling, tandis qu'un spécimen destiné au concours peut atteindre plus de 600 livres[15].

Reproduction

La taille des portées constatée par le LOOF est de 2, 3 chatons en moyenne. La consanguinité est de l'ordre de 10 %[Note 4]. Quatre mâles et cinq femelles contribuent à plus de la moitié des naissances de chatons. Entre 2003 et 2008, seize éleveurs ont obtenu des portées[16].

Santé

Les éleveurs sont préoccupés par un problème de faiblesse des muscles utérins ne donnant la possibilité pas l'expulsion du fœtus. Ce problème était présent chez l'un des chats fondateurs et apparaît toujours chez certaines femelles[6]. Les individus atteints de ce défaut requièrent fréquemment une césarienne[7].

Il n'y a pas d'autres problèmes génétiques chez le singapura, quoique des éleveurs soient inquiets de la faible diversité génétique de la race facilitant la consanguinité[6]. Selon l'analyse génétique effectuée en 2007 sur 22 races différentes, le singapura est la race ayant la plus faible variété génétique. La possibilité d'outcrossing avec une autre race a été évoquée par des éleveurs CFA mais n'a pas reçu d'écho suffisant, ceux-ci préférant utiliser des singapuras d'autres pays génétiquement éloignés de la lignée CFA[6].

Notes et références

Notes

  1. Selon une autre source, plusieurs sujets furent importés.
  2. Citation originale : Whether they mated on the streets of Singapore or whether they mated in Michigan, it dœsn't really matter
  3. Citation originale : In addition, there is at least one documented cat that is behind many Singapura pedigrees and it was picked up at the pound. Even with none of the cats the Meadows brought in we still have a legitimate cat from Singapore behind our Singapuras.
  4. À titre de comparaison, celui du persan est de 4, 17 %

Références

  1. (en) Cathie McHenry, «Breed article» sur http ://www. cfainc. org/, Cat Fanciers'Association
  2. (fr) Christiane Sacase, Les Chats, Solar, coll. «Guide vert», février 1994 (ISBN 2-263-00073-9)  
  3. (fr) Singapura sur http ://publications. royalcanin. com/, Royal Canin. Consulté le 10 octobre 2009
  4. (en) Phil Maggitti, «The Singapura», dans Cats and Kittens Magazine, Pet Publishing Inc., {{{année}}} [texte intégral] 
  5. (en) Annalisa Dass, «Singapura Cat» sur Singapore Infopedia, National Library Board
  6. (en) Nicki Ruetz, «Singapura breed article», Cat Fanciers'Association
  7. (en) Tommy Meadow, «Breed history» sur thesingapuracat. 50megs. com
  8. Dr Bruce Fogle (trad. Sophie Léger), Les chats, Gründ, coll. «Le spécialiste», août 2007, 320 p. (ISBN 978-2-7000-1637-6)  , «Le singapura»
  9. (en) Rob Stein, «Using DNA to track the origins of cats : Study confirms they were domesticated in Fertile Crescent», dans Washington Post, 23 mars 2008 [texte intégral] 
  10. (en) Sarah Hartwell, «Kucinta - The Love Cat of Singapore» sur messybeast. com
  11. (fr) Tableau des pedigrees par race et par année sur http ://www. loof-actu. fr/, 2009, LOOF. Consulté le 10 octobre 2009
  12. (fr) Les types morphologiques sur http ://www. loof-actu. fr/, 12 juin 2009, LOOF. Consulté le 10 octobre 2009
  13. (en) Breed Standard : Singapura, Cat Fanciers'Association
  14. (en) Singapura breed profile, Cat Fanciers'Association
  15. (en) Bundles of joy, 29 mars 2006, North Devon Gazzete
  16. (fr) Statistiques LOOF - SINGAPURA sur http ://www. loof-actu. fr/, 12 juin 2009, LOOF. Consulté le 10 octobre 2009

Sources

Annexes

Liens externes

Associations et fédérations

Standards

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 12/01/2010.
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